10/04/2011

Projet à Bruxelles : Chaleur humaine contre détresse

 

De :
bosnjak stipan <stipanbosnjak@yahoo.fr>   

À : Mihail Basremaskro <mihailbasremaskro@yahoo.fr>  

Mihail merci pour ton blog, je suis un fidèle et les infos que tu transmet sont très précieuses.
J'ai le projet, avec une amie Rom, interprète, d'ouvrir à Bruxelles, un espace où des Roms pourront venir y trouver un lieu où adresser leur détresse, trouver une "enveloppe psychique" qui va les aider à tenir bon. C'est en pourparlers avec des soeurs du Bon Pasteur et ce grâce à David. Amitié
Stipan

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Bosnjak Stipan est né à Backi Monostor en Serbie. D’origine Rom, il est marié et père de 5 enfants. Il exerce en tant qu’infirmier-éducateur au centre de psychiatrie infantile « les Goélands », à Spy, en Belgique.

Il est ami du Focolare, un mouvement qui réunit plusieurs millions de personnes de toutes races, de toutes langues et de toutes religions, répandus dans le monde entier. Ces membres sont liés par un « amour de bienveillance » et dont le but est de construire la fraternité universelle.

Il est membre adhérent de l’association lacanienne internationale et de l’association freudienne belge, lieu de recherche et de formation continuée.

On ne peut pas parler des Roms sans connaître leur histoire.  
Victimes de l’holocauste (1940-1946), de massacres  en 
Roumanie (le gouvernement roumain ne reconnaît officiellement le génocide qu’en 2005), pour ne citer que les plus 
monstrueux, les Roms n’ont toujours droit à aucune compassion. Partout, où qu’ils aillent, ils sont pointés du doigt 
et restent entachés par les préjugés. Marginalisés, la pauvreté est leur lot quotidien. 
Les exposés de David Warichet (« O famille, O casa  », 
association que nous soutenons) et Gabi Bala (« Le 
Foyer »),  nous font découvrir la réalité de terrain, les difficultés qu’éprouvent les Roms à s’insérer dans notre socié-
té, alors qu’ils sont nombreux à souhaiter se sédentariser. 
Majoritairement analphabètes, n’ayant pas les « bons papiers », ils n’ont bien souvent pas droit aux aides sociales 
classiques. La mendicité est pour eux, leur seule source de 
revenus. Et   finalement, à l’instar des pays où la sécurité 
sociale n’existe pas, les enfants sont mis à contribution. Ce 
n’est pas un choix, c’est une nécessité. 
Stipan Bosnjak, écrivain rom métissé,  
nous a présenté son livre « Lettre ouverte à ma grand-mère croate ». Un témoignage émouvant et poignant. Il s’est 
livré au public avec authenticité et humilité. Il nous a fait part de son vécu, de 
son histoire, de ses blessures et de ses 
2  aspirations.     …/

 

 

"Je ne vous ai pas oubliés"

Alberto Israël, 80 ans, dépose pour l'Histoire ses souvenirs d'Auschwitz.

 

Ce livre est le fruit d'une rencontre imprévue dans un tram à Bruxelles. Mais comment ne pas croire au destin quand cette rencontre débouche sur une amitié aussi intense et des pages aussi denses ?

 

 

"Je ne vous ai pas oubliés" est un livre remarquable, destiné a priori par son éditeur, l'Institut sépharade européen, à un lectorat confidentiel, mais en fait à portée universelle.

 

 

Il raconte la descente aux enfers d'Alberto Israël, juif de Rhodes, déporté au camp d'Auschwitz à l'âge de dix-sept ans et qui a porté pendant toute sa vie, au Congo, puis en Belgique, le poids des souvenirs qu'il n'a jamais pu raconter.

L'ouvrage est écrit à la première personne, mais ce qui le différencie de bien des livres sur la Shoah, c'est que le "nègre" de cette histoire est un Belge d'origine rom du nord de la Serbie. Il a 55 ans, s'occupe d'enfants autistes au centre "Les Goélands" de Spy et s'appelle Stipan Bosnjak.

RESPECT

Les deux hommes ont un point en commun. Alberto Israël, 80 ans, a perdu dans les camps ses parents et ses frères, Elie et Aaron, morts sans sépulture. "Faute de ce rite", dit-il, "je suis devenu le réceptacle de mes nombreux m orts , aimés et perdus." Stipan Bosnjak est parti, notamment à travers une analyse, à la recherche de son père trop tôt disparu, dont il apprît qu'il avait été emprisonné dans un camp nazi quelque part en Hongrie, après une rafle dans sa communauté tsigane.

"Je ne vous ai pas oubliés" bénéficie de multiples préfaces. Simone Veil y rappelle que les Tsiganes ont été les victimes trop souvent oubliées de la barbarie nazie. Elie Wiesel dit son émotion. "Tu as déposé pour l'Histoire", écrit-il à Israël. Enfin, les deux filles et une petite-fille du rescapé expriment le respect à l'égard de leur parent. "Je me suis souvent demandé comment mon père, tout au long de sa vie, avait fait pour assumer cette épreuve initiatique, qui, dès son arrivée à Auschwitz, avait fait de lui un orphelin, un adulte en vingt minutes", écrit Selma.

La réponse est dans ce livre de 170 pages qui consigne les souvenirs de la déportation - la vie normale à Rhodes, les premières lois antisémites, le train en quatorze jours d'enfer vers Auschwitz, le travail forcé, la mort partout et à tout instant, l'interminable deuil. Albert Israël a, de nombreuses fois, accompagné des groupes d'écoliers à Auschwitz. En 2005, il a été fait chevalier de l'Ordre de Léopold II par le roi Albert II. Et, en 2007, le roi d'Espagne l'a invité à la commémoration du camp d'Auschwitz - l'ultime et la plus belle reconnaissance de cette Espagne, qui, aux temps des rois catholiques, avait expulsé des milliers de Juifs sépharades.

 

Le livre : Alberto  Israël Je  ne  vous  ai  pas

  

oubliés

Propos recueillis par

Stipan Bosnjak

 

ISBN : 978-2-9600028-5-0

EAN : 9782960002850

 

 

 Est disponible

 

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Tel 02 534 98 12 fax 02 537 76 04 
email : moise.rahmani@sefarad.org
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13:18 Écrit par Mihail Basremaskro'onko | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! | | |

Commentaires

Super! Je ne savait pas que tu avait un projet!

Écrit par : lepez sacha | 05/04/2014

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