08/06/2013

La tradition de l’intégration. Une ethnologie des Roms Gabori dans les années 2000 Paris, Petra, 2012, 506 pages, 32 euros. -- Le Courrier des Balkans

Entre exotisme et misérabilisme, les discours sur les Roms de Roumanie alternent inlassablement depuis une vingtaine d’années. Par une plongée dans l’intimité des Gabori de Transylvanie, ce livre invite à un nouveau regard. Martin Olivera y donne à voir l’inventivité socioculturelle rom dans son épaisseur et son dynamisme quotidien. Au fil des portraits, des anecdotes et des descriptions, on saisit comment l’affirmation identitaire gabor est fondamentalement liée à l’intégration de ces Roms, à l’histoire régionale et à l’environnement humain, de même que cette idée originale motive au quotidien leur intégration locale.

Au-delà des Roms, cet ouvrage permet finalement de saisir la manière dont « les hommes vivent en société et produisent de la société pour vivre », selon la formule de Maurice Godelier. Et cela même dans un pays ayant connu nombre de difficultés au cours de l’interminable « transition post-communiste ».

Préface de Patrick Williams.

Cahier central : cartes, photographies et illustrations originales de Sébastien de Cazenove.

La tradition de l’intégration. Une ethnologie des Roms Gabori dans les années 2000

Paris, Petra, 2012, 506 pages, 32 euros

 Les Gaboris de la Transylvanie roumaine sont des Roms fiers de leur identité. Aisément reconnaissables à leurs vêtements, ils tiennent à se comporter « comme des Roms » — c’est-à-dire d’une manière conforme à une certaine conception de l’honorabilité. Ils ne sont que quelques milliers, mais se distinguent nettement des « autres » : les gadjés (les non-Roms), roumains ou hongrois, mais aussi les « Tziganes », etc. La plongée de l’ethnologue Martin Olivera dans leur société renouvelle la réflexion sur l’identité et l’altérité. Ces Gaboris, qui parlent romani, qui se font un point d’honneur d’exercer un « métier de Rom »(romani butji), vivent en harmonie avec leurs voisins gadjés. Si cette monumentale étude rompt avec les clichés misérabilistes, elle s’écarte également de tout exotisme.........
 
 

12:12 Écrit par Mihail Basremaskro'onko | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! | | |

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